
Elle comprend :
une section rythmique :
La basse (son rythme est appelé tumbao), le piano (son rythme est le montuno), des percussions (congas et bongos; avec la salsa les deux instruments cohabitent), les timbales (ressemblent à une batterie mais sans grosse caisse, avec des fûts métalliques).
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congas |
bongos |
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une section cuivre : trompettes, trombones, parfois saxophones ; flûte(s) et violon(s),
des voix :
Les chanteurs improvisent souvent. Ceux qui sont doués pour cela sont appelés soneros.
Le nombre de cuivres, de voix et de percussions peut varier.
Ce qu'on appelle aujourd'hui salsa est un terme aussi large que jazz ou rock. Difficile à définir, ce complexe musical est plus qu'un genre musical.
Le terme salsa englobe cette variété de styles rythmiques et de formes musicales. Pour étudier les racines de la salsa, nous devons nous tourner vers Cuba . L'héritage rythmique de la salsa est directement lié à la musique populaire cubaine. Où les peuples africains réduits en esclavage purent préserver leurs traditions sacrées et séculaires de percussion.
Techniquement, la salsa peut être décrite comme un terme général qui regroupe toutes ces musiques, lesquelles sont toutes structurées autour d'une cellule rythmique appelée clave.
Mais la musique cubaine est aussi une fusion d'harmonies, de mélodies, de rythmes et d'instruments d'Afrique et d'Europe.
La création de l'État libre et associé de Porto Rico en 1952 déclenchera de grandes sorties migratoires de cette île vers la côte Est des États-Unis, et spécialement vers le Spanish Harlem à New york.
Ainsi, de nombreux musiciens portoricains jouent à New York les rythmes latins à la mode. Ces rythmes proviennent majoritairement de Cuba, alors centre de la vie culturelle des Caraïbes de par sa situation géographique.
Mais après la révolution cubaine achevée en 1959, de nombreux cubains émigrent aussi aux États-Unis (New York et Miami). Cuba, par l'embargo, perd son rôle culturel central, le laissant à New York .
La musique à New York sera alors majoritairement d'inspiration cubaine, jouée par des musiciens de toutes les Caraïbes.
New York voit défiler plusieurs modes venues de Cuba :
le son cubain en 1928
le mambo en 1949 (après avoir transité par le Mexique)
le cha-cha-cha en 1954
la pachanga en 1964,
le boogaloo en 1966 (proche du rhythm'n'blues, destiné à contrer la musique des Beatles).
Les musiciens new-yorkais vont innover en utilisant plusieurs trombones à la section cuivre .
On peut citer: Lebron Brothers, Charlie Palmieri, Johnny Pacheco, Richie Ray et Bobby Cruz, Willie Colon, accompagné de Celia Cruz, Hector Lavoe puis Ruben Blades, Ray Barretto, Roberto Roena, Cheo Feliciano, Bobby Valentin… (la plupart font partie de la maison de disque Fania, qui est à la salsa ce que la Motown est à la soul).
À partir de 1973, sous l'impulsion de la Fania, le nom de salsa sera massivement utilisé commercialement pour désigner ce mouvement. Le mot espagnol signifie sauce.
La salsa se diffuse ensuite en Colombie (patrie de la Cumbia) et partout dans le monde.
À Cuba, le mot salsa est très peu utilisé pour parler de musique (il a été adopté pour désigner la danse casino pour les touristes). On continuera à parler de Casino, modernisé par le groupe de Juan Formell, Los Van Van et s'appellera timba à la fin des années 1980.
À partir de 1981, l'industrie en crise va tenter d'élargir son public. La salsa devient Salsa Romántica: principalement des reprises de ballades romantiques ou boléros.
source : wikipédia